Comment identifier les individus à risque en matière d’accidents de travail ?

La performance en matière de sécurité est un aspect particulièrement important de la compétence professionnelle globale, non seulement d’un point de vue théorique, mais aussi en termes d’implications pratiques pour les entreprises et organisations.

Les accidents de travail ne sont pas seulement dommageables pour les personnes concernées, mais aussi pour leurs employeurs.

La personnalité a été étudiée en tant que variable prédictive dans divers milieux professionnels. L’étude rapportée (Christian et collab., 2009) est basée sur une recherche systématique et une méta-analyse de la littérature, en utilisant le cadre de la personnalité du « Big Five ». Ses résultats indiquent qu’il y a une variabilité importante de l’effet de la personnalité sur les accidents de travail, avec des preuves de modérateurs situationnels opérant dans la plupart des cas.

Les autres variables importantes de la personnalité en relation avec les accidents de travail sont :

– la propension au risque ;

– la stabilité émotionnelle ;

– l’aspect consciencieux ;

– le locus de contrôle ;

– l’extraversion.

Le manque d’agréabilité s’est révélé être un prédicteur valide et généralisable de la participation aux accidents de travail.

Alors que les résultats suggèrent que dans certaines situations la personnalité peut être un meilleur prédicteur de la performance en matière de sécurité que d’autres facteurs, des recherches supplémentaires seront nécessaires pour identifier les modérateurs situationnels dans cette relation.

Le degré de routinisation des emplois et la présence de climats restrictifs ont une incidence directe sur les accidents de travail. Il a été suggéré que la personnalité est susceptible d’être un meilleur prédicteur dans les climats non restrictifs (James, Demaree, Mulaik et Ladd, 1992), c’est-à-dire que, lorsqu’un individu jouit d’un plus grand degré de latitude, sa personnalité aurait une influence plus significative sur son comportement.

 Comment le ICST peut-il vous aider ?

En contexte de sélection, l’Inventaire des comportements sécuritaires au travail (ICST) permet, en se basant sur la personnalité de chaque individu, d’identifier les candidats ayant une plus forte propension à subir un accident lié à des comportements non sécuritaires en contexte de travail.

 Il permet d’identifier également quels comportements seront les plus problématiques pour un employé, donc d’intervenir directement par le biais de coaching ou de formation auprès de celui-ci.

CONSCIENCE

La conscience comprend à la fois des composantes d’accomplissement et de responsabilité (fiabilité) (Hough, 1992). Les individus consciencieux sont plus susceptibles de se fixer des objectifs personnels et de s’engager à les atteindre ; ils sont aussi plus fiables et responsables que les individus moins consciencieux.

Par ailleurs, la conscience est positivement liée à la motivation (Furnham, Petrides, Jackson et Cotter, 2002). Ainsi, puisque la motivation, la conscience et la sécurité devraient être positivement reliées (voir Griffin, Burley et Neal, 2000), nous avons anticipé que le comportement consciencieux serait lié indirectement aux comportements de performance en matière de sécurité, particulièrement ceux qui sont volontaires.

STABILITÉ ÉMOTIONNELLE

Les personnes ayant une stabilité émotionnelle plus faible peuvent avoir des difficultés à faire face à des situations menaçantes (Hobfoll, 1989 ; Kanfer et Ackerman, 1989), en partie parce qu’elles sont susceptibles de consacrer plus de ressources à l’inquiétude et à l’anxiété qu’à la tâche à accomplir.

De plus, le neurotisme est négativement lié à la motivation intrinsèque (Furnham et collab., 2002) et au désir de prendre le contrôle de son environnement (Judge, 1993), deux facteurs qui risquent d’entraver la performance en matière de sécurité.

AGRÉABILITÉ

Le manque d’agréabilité apparaît comme un prédicteur valide et généralisable des accidents de travail. Cependant, bien que la méta-analyse suggère des preuves de cohérence entre les situations, il faut faire preuve de prudence en tirant des conséquences de ces résultats.

Murphy (2000) recommande que l’échantillon d’études incluses dans la méta-analyse soit pris en compte pour déterminer la cohérence probable entre les emplois, les milieux de travail et les situations

LOCUS DE CONTRÔLE

Le locus de contrôle est une indication de la mesure dans laquelle les individus ont l’impression de contrôler personnellement les événements de leur vie, par opposition à ceux qui sont contrôlés par l’environnement externe (voir Juge, Erez, Bono et Thoresen, 2002).

Le trait de Big Five le plus fortement lié au locus de contrôle semble être le névrosisme (Judge et Bono, 2001). Cependant, étant donné que plus de la moitié de la variance du locus de contrôle ne peut pas être expliquée par le névrosisme, nous avons examiné ces deux catégories séparément. C’est pourquoi les deux échelles sont présentées distinctement dans le ICST.

Pour en savoir davantage sur le ICST (Inventaire des comportements sécuritaires au travail), (cliquez ici).

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