Les symptômes du TDAH à l’adolescence peuvent s’expliquer par des déficits neuropsychologiques à l’âge préscolaire

Dans une étude publiée en 2015 par Sjowall, Bohlin et collab., intitulée Neuropsychological Deficits in Preschool as Predictors of ADHD Symptoms and Academic Achievement in Late Adolescence (lien vers l’étude), les auteurs ont examiné si le fonctionnement neuropsychologique à l’âge préscolaire peut prédire les symptômes du TDAH à la fin de l’adolescence (18 ans), et ce, au-delà des symptômes de TDAH précoce.

Sjowall, Bohlin et collab. 2015, « Neuropsychological Deficits in Preschool as Predictors of ADHD Symptoms and Academic Achievement in Late Adolescence, Child Neuropsychology 2015.

Conclusions importantes

Déficits neuropsychologiques liés à la réussite scolaire

Le constat des auteurs est que le fonctionnement neuropsychologique et les symptômes du TDAH préscolaire ont des effets additifs sur les résultats scolaires à la fin de l’adolescence, ce qui est conforme au modèle théorique présenté en 2014 par Coghill et collab. (Coghill, D. R.; Hayward, D.; Rhodes, S.M.; Grimmer, C. et Matthews, K.).

Des outils comme le BRIEF préscolaire permettent de dépister en bas âge des problèmes liés au fonctionnement exécutif de l’enfant.

 

Participants et procédure

L’étude a porté sur 128 enfants (49 % de garçons) qui faisaient partie d’une étude longitudinale portant sur le fonctionnement neuropsychologique chez les enfants d’âge préscolaire jusqu’à la fin de l’adolescence. Un registre national basé sur la population, qui comprend tous les résidents, a été utilisé pour recruter un échantillon aléatoire de 1000 enfants. Quelques mois avant le cinquième anniversaire de l’enfant, les parents ont reçu un questionnaire postal couvrant plusieurs domaines du fonctionnement socio-émotionnel de l’enfant. Un total de 705 parents ont rempli et renvoyé le questionnaire. À partir de cet échantillon, un sous-échantillon de 150 enfants a été sélectionné, basé sur une mesure de dépistage du TDAH qui comprenait des questions liées à l’impulsivité. Pour obtenir un échantillon plus uniformément réparti sur cette mesure de dépistage, les auteurs ont suréchantillonné à la fois aux extrémités basse et haute de la distribution (c.-à-d. qu’ils ont sélectionné 50 enfants parmi les 30 % les plus bas de la distribution, 50 enfants parmi les 30 % les plus élevés de la distribution et 50 enfants d’environ 40 % de la distribution).

 

LES MESURES

Les mesures neuropsychologiques ont été recueillies à 5 ans (inhibition de la réponse et variabilité du temps de réaction) ou 6 ans et demi (contrôle de l’interférence, mémoire de travail et fonctionnement émotionnel).

 

Fonction exécutive et variabilité du temps de réaction

Lors de l’étude des corrélations partielles, les auteurs ont constaté des effets de l’inhibition préscolaire et de la mémoire de travail sur les symptômes ultérieurs du TDAH. Cela est conforme aux études longitudinales antérieures sur les enfants d’âge préscolaire qui ont également trouvé un effet significatif du contrôle inhibiteur précoce (Bohlin et collab., 2012; Bohlin, G., Eninger, L., Brocki, K. C. et Thorell, L. B., 2012).

Fonctionnement émotionnel

Les aspects du fonctionnement émotionnel étaient liés aux deux domaines de symptômes du TDAH lors de l’étude des corrélations partielles. Peu d’études antérieures ont reconnu le rôle des émotions positives dans le développement du TDAH, et la présente étude contribue donc à de nouvelles découvertes importantes concernant la régulation de la signification à long terme du bonheur / exubérance.​

 

Limitations de l’étude

Tout d’abord, l’étude ne comprenait aucune mesure liée aux aspects de la motivation tels que l’aversion au retard, bien que l’effet de l’aversion au retard sur les symptômes du TDAH semble être le plus fort pendant les années préscolaires.

De plus, les études futures devront inclure des mesures de fonctionnement émotionnel en laboratoire, car il existe toujours un risque de surestimer une relation lorsque le prédicteur et la variable de résultat sont mesurés à l’aide d’échelles de notation.

Les études futures devraient donc inclure des informateurs multiples, car il peut y avoir des différences dans l’association entre les prédicteurs et les symptômes du TDAH en raison de la source du facteur.

 

Pour toutes questions concernant les outils d’évaluation neuropsychologique tels que le BRIEF, contactez-nous à l’Institut de recherches psychologiques au 514 382-3000 ou à info@irpcanada.com.​

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